17 juin 2012

Francofolies : dernier soir, VioleTT PI


Malajube est le premier groupe que je suis allée écouter en show, quasi directement à ma sortie d’avion, le premier été où j’ai foulé le sol québécois. J’ai donc un lien très sentimental avec ce groupe. Mais hier soir, impossible de me raccrocher au concert, avec pourtant une foule dense venue les voir. C’est de la faute à VioleTT Pi, ou comment je vais (encore) parler de lui, parce qu’on s’entend que Malajube n'a pas besoin de lumières, alors que VioleTT Pi, on pourrait lui donner la lune pour l'éclairer.
Une petite scène à la foule dissipée où l’on est si proche du chanteur qu’on peut recevoir ses crachas, un côté intime de beau bordel avec des musiciens entrainés à repousser les limites et où chaque petit détail est perceptible à l’oreille et à l’œil, voilà pour le décor.

Avec des textes toujours aussi acérés au cutter ultra aiguisé, VioleTT Pi n’a aucun mal à nous mener par le bout du nez. Ce personnage est touchant, criant de vérité derrières de petites phrases ironiques. Il percute autant par son attitude que par ses chansons, véritables boulets de canon, comme si toute sa personne était en constante guerre avec ou contre l’amour.

Musicalement défoulant, oscillant entre plusieurs styles allant du métal, à l’électro en passant par un rock très années 90, il propose des compositions hybrides toujours entrainantes qui poussent à hurler à la lune. Intérieurement je me roulais par terre, je criais, je piétinais, je sautais, mais ma bienséance légendaire a voulu qu'extérieurement j’esquisse un sourire en tapant dans les mains. J’ai une réputation de fille sage à maintenir.
À l’issue d’un concert d’une heure, au final où micro et instruments ont volé un peu partout, je redescendais de mon ciel, la chute un peu trop dure pour m’attaquer au gros show d’en face, l’irrévérence de VioleTT Pi étant difficile à battre ce soir-là.

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