22 mars 2013

Soirée Rhymes Of An Hour de Little Lab


Des petits nuages blancs de fumée qui vous annoncent des bonnes nouvelles : comme quoi la production artistique est capable de s’élever dans les airs pour se faire remarquer. Rhymes Of An Hour, c’est la soirée que proposait LittleLab, sorte de laboratoire à créations éphémères artistiques multidisciplinaires. Pour l’occasion, se sont les murs du Centre Culturel Georges-Vanier qui ont pris de la couleur, nous plongeant dans une ambiance cosi et intime, entre peinture live, dessins, objets de brocante plus ou moins identifiés, petites pâtisseries et verres de vin et surtout, canapés, coussins et tapis encerclant un espace jonché de fils où allaient se succéder Ohara Hale, Émilie & Ogden et David Martel.

On commence par Ohara Hale, un brin stressée sur l’appui de sa pédale. Connue pour ses illustrations aux couleurs pastels et humoristiques, la demoiselle semble mieux maîtriser le crayon que la guitare. Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas toujours à la recherche de la perfection. Cependant, il manquait un petit je-ne-sais-quoi pour entrer dans son univers un peu décousu. Il s’agit d’un projet solo, bien qu’elle soit accompagnée par un ukulélé.

Émilie et (sa harpe) Ogden est ensuite arrivée en piste. Accompagnée par Jesse Mac Cormack (MAK, Mélanie Boulay) qui a réalisé son EP, le duo fonctionne à merveille. Sorte de Joanna Newsom québécoise (la ressemblance physique en est même frappante), sa voix particulière et ses mélodies bien construites offrent une sensibilité touchante, un folk-pop douce-amère. Il faut dire que la harpe est un instrument fascinant à regarder ! Retenez ce nom car elle pourra faire parler d’elle dans les prochains mois.

Enfin David Martel clôture la soirée. C’est entouré d’un batteur (Daniel Tetreault), d’une claviériste (Denise Trimm) et d’une violoncelliste (Marianne Houle) que l’homme se présente. Sa musique est loin d’être bonne… elle est excellente. Il faut dire qu’elle tombe pile dans la fibre de mes cordes. Vous voyez Bon Iver, Sigùr Ros, Grizzly Bear ou encore Patrick Watson, il y a quelque chose de commun à ces artistes qui fait que généralement, on les aime de façon quasi inconditionnelle. Et bien David Martel a ce quelque chose, je pourrais même vous révéler ce que c’est : un supplément d’âme. C’est parce qu’il vit tellement ses chansons qu’il est si simple de les avaler pour les digérer à notre manière. Et de cette substance, on en prendrait sans commune mesure. C’est comme si la personne était nue devant nous mais qu’on en oubliait son apparence pour juste se connecter à ce qui émane d’elle. De cela il reste les souvenirs d’un cœur qui bat un peu plus vite quand la musique va crescendo, et les petits frissons à la racine des cheveux. J’attends l’album comme le vrai printemps (qui d’ailleurs, selon ma précieuse source, pourrait voir le jour sous un autre nom que celui de David Martel, genre un vrai nom de band), c’est dire que j’ai hâte !

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