18 sept. 2012

Lancement de Treizième étage de Louis-Jean Cormier

C’est au Club Soda que se tenait le lancement du premier album de Louis-Jean Cormier, voix,  autre et plus  encore de Karkwa. Une foule dense se tenait à l’affût sur le trottoir qui longe le bocal à jolis poissons de CIBL (me rappelant au passage des souvenirs estivaux d’émissions). C’est intéressant comme mot un lancement : ça veut dire que quelque part, ça va tomber à un moment donné ou à un autre, c’est la loi de la gravité, pas que ce soit grave au contraire, plus que ce soit inévitable. C’est envoyer quelque chose avec force loin de soi. Il y aurait donc un détachement au lancement, une séparation ombilicale. Retour sur une séance d’accouchement sans péridurale.

Cela fait maintenant plusieurs jours que Louis-Jean Cormier (appelons-le L-JC, ça donne un côté MC sympathique) donne des entrevues à tour de bras à la radio, dans la presse, à la TV et certainement dans d’autres endroits inusités. À moins de revenir d’un trek à Yellowknife (et encore), si vous n’êtes pas au courant que Treizième étage sort aujourd’hui, c’est que vous avez un sérieux problème de concentration mémorielle. Signé chez le nouveau label Simone Records (rien que pour leur nom, je les aime déjà), cet opus est un indispensable de la rentrée. C’est comme si on ne pouvait pas passer à côté de cette proposition musicale, là encore c’est inévitable.

C’est donc avec joie et électricité que L-JC nous a offert une prestation d’une trentaine de minutes (les accouchements les meilleurs sont souvent les plus rapides) avec sa nouvelle gang : Adèle Trottier-Rivard (voix, percussion), Marc-André Larocque (batterie), Guillaume Chartrain (basse) et Simon Pednault (guitare), sans oublier les « guests » Marie-Pierre Arthur et Martin Léon. Mais c’est quoi cette facilité déconcertante à faire des tounes qui restent en tête ? D’une accessibilité touchante (ou comme de dire qu’un coucher de soleil c’est romantique), L-JC arrive en une seule chanson à parcourir le spectre des émotions en jouant sur les mots (pour l’occasion il s’est fait aider de Daniel Beaumont), sur les mélodies, sur les arrangements (tantôt rock trash, tantôt folk), sur l’intensité sonore. Comme dans la chimie d’une relation, c’est impalpable mais bien présent. Si le lancement de Treizième étage a bien atterri quelque part, c’est sans doute à plein d’endroits différents et c’est ce qui en fait tout le charme.

Retrouvez prochainement l'entrevue avec Louis-Jean Cormier,
sur le site  
http://www.longueurdondes.com/

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