27 sept. 2012

Bernard Adamus : lancement de N°2

Le Brass band est un orchestre musical composé principalement de cuivres. Ce type de formation est bien évidemment indissociable du style New Orleans mais s’est exporté aussi en Europe. Les britanniques ne plaisantent pas avec le Brass band qui doit comprendre 28 ou 29 musiciens, disposé en U de manière très stricte. Bernard Adamus se « contente » quant à lui de trois cuivres (trombone, trompette et susaphone – ce dernier étant sans doute un de mes instruments préférés esthétiquement et par sa sonorité) et d’un joyeux bordel sur scène. À l’issu du lancement de N°2, je me suis dit que j’aimais bien cette version québécoise des choses, qui ramasse la musique vers les sons les plus graves mais sans se prendre trop au sérieux. Retour sur un court set entre deux poteaux.
 
Cela fait plusieurs jours qu’on voit sa tête un peu partout dans les médias, nous contant la réalisation de son N°2, album qui a les mêmes fondamentaux que Brun, la même équipe, mais qui reste différent. Vous ne pensiez tout de même pas qu’Adamus allait se mettre à la polka et écrire des textes sur l’excentricité de Lady Gaga. Si on l’aime, c’est bien pour ces petits bouts de phrases tangibles et en même temps poétiques (« l’amour me vexe autant que le temps ») ou encore plus directs (« veille tard, bois fort pis ramasse des corps morts »). C’est aussi pour sa musique honnête, festive ou spleenesque, passant du rire aux larmes.
Pour le lancement, une foule très dense s’est entassée rapidement dans le bar des Foufounes électriques. Ça se bouge, ça tape du pied, ça jase pas mal, et le premier rang est… jonché de caméras (intense, une vrai real tv à lui tout seul). À jongler entre les têtes qui sautent et l’énorme poteau devant moi, je ne vois pas grand-chose, mais ce n’est pas grave, car ce n’est pas le visuel qui compte avec Adamus, c’est la liberté des oreilles. Les musiciens sont entassés sur la scène, avec peine de place pour respirer, et quand arrives les filles de Canailles, on se dit que tout ça va s’effondrer. Mais non, faut croire que la proximité réchauffe la voix et maintient solide les planches de bois, sans doute du ciment pour le coeur.
En conclusion, si vous avez apprécié Brun, vous apprécierez N°2. La critique est tellement dithyrambique que vous n’aurez pas le choix d’aimer : si quelqu’un vous dit tous les jours qu’il vous aime, vous finirez par le croire et en oubliant un peu la valeur de l’amour… il faut bien un revers de la médaille à tout !

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