8 mai 2013

Marcie

Elle lançait son premier album (sous l’étiquette Kézako) hier au Lion d’Or, salle qu’elle a eu l’habitude de fouler ces derniers temps grâce au concours des Francouvertes, pour lequel elle a atteint la grande finale. C’est donc dans l’univers feutré et réconfortant que Marcie et ses quatre compères (Joëlle Saint-Pierre au vibraphone, Ludo Pin à la guitare, Simon Dolan à la basse/contrebasse et Mathieu Vézio à la batterie) ont propulsé haut dans les cœurs leur album. Retour sur une soirée où le noir et blanc est une couleur. 
La scène était habillée d’un demi-cercle de lumières-ampoules au sol, juste la petite touche rétro qu’il fallait, pas de grands effets mais une mise en scène sobre. En surprise de première partie, on retrouve Joëlle Saint-Pierre, la vibrante xylophoniste, qui nous accorde quelques unes de ses compositions dans les teintes bleues, un joli moment où sa voix et le vibraphone semblent très amis.

Puis arrive Marcie, tout de noir (et légères lignes blanches) vêtue et le tour de chant commence. Car oui, dans son cas, on peut véritablement parler d’un tour de chant, comme faisait dans une époque lointaine des grandes dames de la chanson française. On est effectivement dans le registre de la chanson, du style auteur/compositeur/interprète mais pas solitaire, qui sait bien s’entourer de gens aux suggestions et arrangements de génie pour magnifier le tout. Car s’il faut reconnaitre la qualité intrinsèque de ses pièces (à elles seules, juste voix/guitare, elles fonctionneraient très bien), il n’en demeure pas moins que le papier autour de cadeau est fortement réussi. 

On ne peut pas parler de Marcie sans se frotter à ses textes, d’une plume poétique, juste ce qu’il faut pour laisser aller son imaginaire, mais pas trop car derrière, il y a toujours une petite histoire bien sentie. Car en tant que francophone, j’accorde malgré moi et toutes les musicalités du monde, une place importante au texte dans ce type de contexte. Il n’en demeure pas moins que souvent, je me retrouve frustrée de n’y trouver que des platitudes ou quétaineries de la vie quotidienne, sans magie ni rebondissements. Alors, quand soudain émerge une fille capable d’écrire avec sensibilité mais sans sensiblerie, c’est à mettre en exergue, avec plein de petites notes de bas de page. 

Lisez le questionnaire des bulles de Marcie !

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