17 mai 2013

Fire/Works et Mak à la Sala


J’ai trainé ma vie hier soir à la Sala Rossa. Parce que dans mon plan de soirée, j’ai failli (j’ai failli) rester empêtrée dans mes draps avec une tisane « nuit de rêve » et une comédie romantique au prix Sundance. Finalement, ma soirée a eu un petit goût de ma prévision, vaguement lointain (l’aspect nuit de rêve étant très présent). Deux découvertes live qui vont vous faire regretter de n’avoir pas foulé le sol de la Sala hier soir, où régnait une atmosphère étrange, à la fois électrique,  mystérieuse et éthylique. 

Fire/Works (blabla bio ici) a été une belle surprise, comme un secret bien gardé qui ne s’ébruite pas trop vite, sans pour autant perdre de sa valeur. Une voix tout en finesse, des arrangements cosy, des mélodies intéressantes, un bon mélange d’indie-folk planant, quelque chose d’agréable à écouter et à voir. Je leur trouvais un petit côté Harvest Breed derrière les barrières, mais avec une personnalité en plein développement. À l’écoute ce matin de Grand Voyageur, leur album sortie en octobre dernier, on appréciera encore plus les subtilités d’un groupe à l’âme un peu fragile mais qui semble se soigner très bien.

Mak, mené par Jesse Mac Cormack, arrive enfin en toute nouvelle formule trio. On est proche de minuit et d’un taux d’alcool dans le sang dépassant largement la norme pour tout le monde. De toute façon, le décor de la Sala fait qu'on se croit dans un film de Kubrik, puis les gens dans la salle renforcent grandement ce sentiment. Mak (blabla bio ici) c’est un peu comme si le mot compromis n’existait pas. Ce n’est pas un genre de musique accessible à tous, et c’est ce qui en fait tout le charme. Ça ressemble à un son grunge de Seattle oscillant entre l’acoustique et l'électrique, un lendemain de brosse, qui aurait atterri en plein New York, à crier très fort des paroles d’un fond d’âme qui se prostituerait pour qu’on le comprenne. Écrit comme ça, on pourrait croire que c’est le pire band de la terre, mais je vous assure que c’est tout le contraire. Chanceux, vous allez pouvoir tous vous ruer au Divan Orange le 22 juin pour les écouter dans le cadre du Festival Fringe.

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