31 mars 2012

Lisa Leblanc

C’est le phénomène du moment, il semble qu’on ne puisse pas/plus passer à côté de l’acadienne Lisa Leblanc. Encensé par la critique, son premier album fait l’effet d’un trait de whiskey dans le gosier. Réalisées avec la complicité de Louis-Jean Cormier (Karkwa), les 13 chansons (chiffre prémonitoire chanceux) sont autant de petites histoires racontées avec ironie, les fameuses tranches de vie pas drôles mais dont on aime rire. Je n’étais pas au Lion d’or pour le lancement, mais j’y avais des complices qui ont trippé au bout avec un verre de scotch à la main !  
Que dire qui n’est déjà été écrit sur le parcours de cette fille de tête, qui rage et trépigne sur scène, mais qui semble beaucoup plus posée en interview. Si on la compare à Bernard Adamus, version féminine, cela semble un peu réducteur. Derrières des petites ritournelles de banjo, une voix chaude est assurée, des textes simples mais percutant, ce qui séduit chez Lisa Leblanc, se sont sans doute ses deux ailes. Un petit vent de liberté, pas de grandes revendications sociales ou politiques, juste une attitude, une présence qui démontre que d’exorciser ses démons, ça peut faire beaucoup de bien et rendre la chose agréable si c’est fait avec talent.

Il y a une part de vérité qui s’applique à chacun de nous dans ses textes, ce qui rend l’appropriation encore plus facile. Si Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde est repris en chœur pour contester l’ambiance morose qui nous entoure, il faudra mettre l’accent sur le aujourd’hui et penser à demain. Comme il existe des patchs à la nicotine pour arrêter de fumer, les petites histoires de coin de cœur de Lisa Leblanc vous feront décrocher pour un temps du gris, gris environnant, et surtout vous permettront d’arrêter d’être râleur, blasé ou désenchanté. La musique adoucit les mœurs, et (pas mal) l’âme aussi.

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