25 mars 2012

Harvest Breed : Everything changes

C’est dans quelques jours que sort Everything changes, premier album d’Harvest Breed. Les anciens de Jake and the Leprechauns ont changé de nom mais pas de direction. Un bon titre pour un changement de saison, ou comment entamer la transition hiver/printemps en douceur. À l’image de la vidéo illustrée servant de teaser à l’opus, c’est une petite ballade en sépia que les talentueux musiciens de Sherbrooke nous proposent. La moisson est excellente au travers de 11 titres éclatants : de l’indie-rock mélancolique et joyeux, où comment les opposés s’attirent parfois.

J’avais déjà dis de belles choses au sujet de cette découverte (voir ici) et à écouter l’album au complet, je reste sans voix, donc sans mots aussi. Confiné dans mon Ipod entre Grenadine et Jacques Brel (no comment), Everything changes est la quintessence du son indie-rock. Beaucoup de groupes aux paroles anglophones et souvent de qualité se font « concurrence » sur ce créneau, avoir pour trampoline artificiel, la question boomrang : qui sera le prochain Arcade Fire ? Trop facile ou évidente comparaison, même si Mark Lawson est aux manettes, Harvest Breed laisse présager une identité propre aux grands classiques.

Sans avoir de vision sur son impact commercial et l’accueil que va lui réserver la critique et le public, il reste pour moi, l’un des meilleurs albums de ce début d’année. Quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, il faut se fier à son instinct. À la première écoute d’Everything changes, je m’y sentais connectée avec une facilité évidente. Puis, en me l'appropriant, j’y ai découvert des arrangements cachés, des subtilités sonores, de la poésie intempestive. Il y a quelque chose d’intemporel chez Harvest Breed, une facilité désarmante qui nous laisse un goût d’ailleurs mais ici.

Le 29 mars au Marine Cabaret, Sorel
Le 13 avril au Musée des Beaux Arts, Sherbrooke
Le 18 avril au Patro Vys, Montréal

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