6 août 2012

Osheaga du dimanche

Il faut croire que la pluie donne un supplément d’âme à la musique. Parce que la boue, l’humidité tropicale, le vent et les capes de pluie multicolores rendent les choses moins faciles, on apprécie encore plus d’y être, face à cette scène qui crache du son. Du gros show pour le dernier jour d’Osheaga.


Ça commence avec The Shins, très en forme. Le groupe d’Alburquerque signé sur l’étiquette Sub Pop (ce n’est pas rien) propose depuis une quinzaine d’années un rock-indé-pop aérien. À dire vrai, je les connaissais peu (erreur de jeunesse), mais la chose est désormais réparée. Connus pour leurs vidéoclips délirant, cette ambiance bon enfant/ enfant toujours est bien présente en live. Les fans des premiers rangs semblent à fond et nous voilà partis pour un début de soirée qui promet.

On continue avec Bloc Party, version Woodstock car la pluie s’en mêle sévèrement. On ne peut s’empêcher de se trémousser quand on écoute Bloc Party. Le groupe, qui porte vraiment bien son nom, nous offre une performance hallucinante aussi bien en termes d’énergie que de décibels.

Grande découverte de cette journée, The Black Angels d’Austin au Texas (ça ne donnerait presque le goût de faire un petit séjour là-bas). Avec leur rock psychédélique aux guitares saturées, le groupe qui trouve son nom dans les sources du célèbre Velvet Underground, à plus d’une particularité : la voix du chanteur (unique !), une femme à la batterie (délicieuse) et l’utilisation d’une cithare indienne à la fin du show (surprenant). On se laisse prendre au jeu de la densité sonore, on trépigne, on danse dans les flaques, on s’extasie en hallucination. Mon vrai coup de cœur de cet Osheaga !

Metric et la sublime Emily Haines charme la foule avec ses mimiques et son sourire. Voix parfaite, attitude rock par excellence, tout fonctionne à merveille dans la machine bien huilée de Metric. Les fans reprennent en chœur les paroles, on secoue des bras. Le son électro-rock fait mouche et dissipe les nuages.

Et enfin, les tant attendus The Black Keys. Sorte de nerds du blues rock indie bruyant minimaliste, Dan Auerbach et  Patrick Carney fusionnent sur scène. Pas très prolixe, les deux gars sont ici pour livrer une véritable performance à coup de solo de guitare ou de batterie. Toujours convainquant, avec une simplicité de mise en scène rudimentaire, le duo nous dit une chose : pas de flanflan, la musique avant tout chose.  

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