7 mai 2010

Mini M – Round 1

Mini M c’est quoi ? Un training pour les oreilles en vue de leur adaptation à la prochaine programmation musicale de M pour Montréal, LE festival de l’automne d’ici. C’est l’occasion de venir écouter tous les premiers jeudis de chaque mois, trois groupes gratuitement et avec des bières à 2$...méchant mélange ! Mais le concept qui m’épate derrière tout ça, c’est l’exportation de nos bons groupes : après Austin au Texas, direction Brighton en Angleterre. Moi qui vous répète que Montréal est une scène musicale inspirante et stimulante, M pour Montréal et sa déclinaison en Mini M en est l'exemple.



Oui, je suis arrivée en retard et j’ai raté The Peelies… parce qu’annoncer à 20h30, j’ai opté pour la demi-heure reconnue de retard pour les concerts (demi-heure qui peut s’étendre jusqu’à l’heure et demi). En plus, c’était la game (effervescence des play off) et comme les Pingouins commençaient sérieusement à m’agacer (je parle de hockey là, on est d’accord), je me suis dit que rater la troisième période ne pouvait pas nuire aux Canadiens. Et croyez-le ou non, dès que j’arrête de regarder un match, ils gagnent. Conclusion, ok, je ne flanche plus, je ne regarde plus les matchs de toutes les play off.


Donc j’ai raté The Peelies, mais on m’en a dit du bien : un groupe de filles (yeah) techniquement en progression mais avec une énergie débordante. S’en est suivie une timide et trop courte prestation de Monogrenade, qui problèmes techniques à l’appui, a dû délaisser quelques une de ses tounes au piano. Autant vous le dire que depuis le visionnage du clip « Le soir » je ne suis plus très objective sur le groupe. J’aime, et quand on aime, il n’y a plus grand-chose à dire. Bonsound a eu de l’oreille sur ce coup là.



Mais, il faut le dire, j’étais surtout là pour Duchess says. Je les avais déjà vus en concert sur les Quais du Vieux Port et j’étais ressortie de là un peu indécise, ne sachant pas quoi penser. Un peu comme une date foireuse, où on ne sait pas trop si on a envie de revoir la personne, bien qu'elle soit intéressante. Annie-Claude Deschênes porte bien son nom. Si j’étais l’une de ses cordes vocales, je serais brûlée, fissurée, crevée et j’aurais bien fait ma job. Voir un concert de Duchess says, c’est comme regarder une performance artistique décadente. Une vraie DS qui n’hésite pas à se coller au public, à le bousculer, à l’engueuler. C’est « scénique » (copyright à Martin). J’étais là avec mes chums et on se regardait en ce disant : il est où l’exorciste, cette fille est révulsée. Mon impression finale : toujours aussi indécise sur l’aspect musical, mais complètement conquise sur l’expérience vibrante. Le jeu de cris honomatopiques est clairement la touche de Duchess says, alors en conclusion : tatattoooota, tatata, tatatatoooota, tatata.

Rendez-vous jeudi 3 juin au Café Campus pour écouter et se bouger sur Random Recipe et Alex Nevsky.

2 commentaires:

  1. Malade la fille de Duchess says!!

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  2. Complètement, mais c'est de l'authenticité pure au moins :)

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