19 oct. 2009

Hir*shima m*n am*ur


C’est rare que je reçoive du courrier dans ma boite perdue de la maison du bonheur de Drolet à Montréal. Quand le petit paquet est arrivé, j’étais comme une enfant devant un cadeau tout emballé : mais qu’est-ce que c’est ?






Là j’arrache l’enveloppe et je tombe sur un gentil petit mot qu’accompagne le maxi cd d’Hiroshima mon amour… Inconnu dans ma mémoire (assez) sélective des artistes musiciens from Montréal… normal, vu le cachet de la poste ils sont bien français.

Je regarde l’objet et j’aime déjà beaucoup le design, le nom (rapport avec le film de Resnais ?!?) et le titre « un pas dans ta mémoire ». C’est pas un pas qu’ils ont fait dans ma mémoire, plus qu’une marque, ils ont tracé un chemin. Ils ont bien fait de remplacer les o (hauts) par des étoiles, c’est vraiment brillant.

D’abord parce qu’ils laissent la place à de longue plage instrumentale, comme une sorte de symphonie moderne, poétique et vibrante. Je déteste donner des étiquettes aux artistes : les étiquettes ça collent, c’est jamais droit et c’est difficile à arracher. Mais pour toute oreille novice qui voudrait se plonger à corps perdu dans l’univers HMA (oui, ça fait style, les plus grands finissent toujours pas devenir des initiales dont on se souvient à peine la signification), et bien disons que vous allez flotter dans un bain d’electro-rock, tinté d’un slam grave et poétique.

Vous voyez Gondri, et bien HMA est à la musique ce que Gondri est au cinéma : des artistes qui tentent des expériences, avec des vrais et des faux semblants, des vieilles ficelles et des nouvelles recettes : rien de nouveau sous ce soleil ou dans le froid de la lune, juste un ajustement d’efficacité, de vérité, de sincérité. Ça frappe dure et bien, c’est concret, intense et ça tourne en boucle sur mon ipod.


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