7 oct. 2009

20 minutes…

20 minutes à attendre, que le temps passe, en faisant semblant de travailler, c’est long mais si court. Pour ceux qui écrivent, l’inspiration ne vient malheureusement pas entre 9h et 17h. Elle est insidieuse et préfère souvent les heures nocturnes où le calme apparent la dissipe. Parce que seule face à son clavier, on peut s’ennuyer ou s’enflammer, il est parfois des grands moments de solitude que le cliquetis des touches ne sait pas arrêter. Ecrire sans rien comprendre de ce qui en ressort car on laisse ainsi l’empreinte de l’imaginaire qui s’évapore dans la tête de chacun.

15 minutes… 15 minutes à attendre que le temps passe en faisant semble de travailler, c’est long mais si court. Car combien de ligne peut-on pleuvoir en si grand temps, qui ne deviennent des mots à sens et contre-sens, qui ne s’inscrivent dans les trous noirs des rétines qui les lisent et remplissent de l’espace discipliné d’un lecteur assidu. Jamais elles ne seront reproduits sans doute ces lignes d’attente qui courent la page. Mais au moins elle sorte de mon esprit fatigué qui a encore la force de les construire.

10 minutes… 10 minutes à attendre, que le temps passe, en faisant semblant de travailler, c’est long mais si court. Que finalement je n’attends plus, et que ma lutte n’est plus finale, que je me suis tannée de vouloir atteindre les 16h symboliques et que tout le monde sait que j’écris mieux dans les entre-temps. Que bientôt je pourrais flâner dehors, respirer l’air de ma ville de Montréal et m’enfiler dans le métro ou son odeur si particulière viendra me briser. Stop.

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