15 avr. 2009

Malls R Us

Montréal regorge d’activités le soir, et l’une de mes découvertes, que je dois à ma coloc Alex, est le Cinéma Politica de Concordia. Le concept est simple, l’université de Concordia accueille chaque lundi soir un documentariste qui présente son film et répond aux questions des étudiants en fin de séance… le tout en anglais ce qui n’est pas pour me déplaire, vu les progrès que je dois faire sur ce plan. Bien évidement, nous sommes au mois d’avril, et croyez-le ou non, c’est la fin des cours, et donc la dernière projection du Cinéma Politica.

La semaine dernière m’avait bien secouée avec un documentaire intitulé « Sex Slaves» sur le commerce du sexe où comment de jeunes filles de l’Est se retrouvent exploitées sexuellement dans des pays tels que la Tunisie alors qu’on leur promettait un travail de serveuse ou femme de ménage.

Cette semaine encore, un sujet au titre prometteur : Malls R Us. Toute la première partie du reportage, j’étais plus que septique au vu de l’exposé de la documentariste qui proposait la vision idyllique des malls (centres commerciaux) : concepts architecturaux monumentaux, lieux de socialisation et de bien-être (les malls sont à la base une idée socialiste, oui, de gauche, étonnant non !), comparaison au culte religieux (là j’accroche encore moi)… et puis vient le contre-point de tout ça, et notamment l’éclairage d’une activiste indienne qui s’insurge contre la naissance de malls aux abords des grandes métropoles indiennes à l’insu des commerces familiaux qui sont interdits par les membres du gouvernement.
Je ne comprends toujours pas comment on peut détruire une part de nature pour entasser des biens de consommation et recréer un environnement artificiel, sorte de paradis factice créateur de besoins (ou comment devenir accro à l’air conditionné !). Et ça arrive tout près d’ici, à Montréal, avec la création de l’un des plus grands malls.

La phrase à retenir : « Al Gore a raison, il faut protéger cet animal… » dit l’un des plus grands constructeurs de malls devant un véritable ours blanc empaillé, qui sert de décors d’attraction aux consommateurs… le monde va vraiment de travers !

Faîtes-vivre les commerces de proximité, ça donnera encore plus de couleur à votre quartier, d’autant qu’à Montréal, c’est vraiment possible, à moins d’avoir un dépanneur aussi antipathique que le mien… mais j’arriverai à lui décrocher un sourire… une fois j’ai cru y arriver, mais c’était juste les canadians qui avaient marqué !
PS : no gods, no masters ! no bosses, no borders ! le 16 mai, c'est l'anarchist bookfair à Montréal, on en apprend tous les jours à l'université de Concordia !

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