20 avr. 2009

Les poissons du Mont Royal

Il faut croire qu’en ce moment je suis en pleine (p)crise de conscience du monde qui m’entoure, et que j’en profite pour me rebeller intérieurement de certains faits qui jusqu’alors ne faisaient qu’effleurer mon esprit distrait et léger.




Je suis allée faire une petite balade (qui a failli finir comme dans le film Blair Witch Project : nous nous sommes égarés et heureusement avons pu retrouver notre chemin grâce au bruit des tam-tam) sur le Mont Royal, avec des amis québécois. Le dimanche, on croirait un retour dans les années 70 au pied du Mont : tam-tam et compagnie, petit marché de bijoux et de fripes, ambiance peace, love and unity !

Nous voilà arrivés au Lac des Castors, où l’on trouve de tout… sauf des castors ! Tout, parce qu’il y a eu la fonte des neiges et que des irresponsables ont cru que ce lac gelé était sans doute une poubelle géante, et comme la glace conserve tout, je dois avouer que ça n’était pas très esthico-ecolo-logique.

Mais surtout, en nous approchant de l’eau, que voyons nous dans le fond de vase brunâtre… des dizaines de poissons… morts ! Je suppose qu’ils n’auront pas survécus à la neige et encore moins aux ordures, puisque au vu de leur couleur, et sans être une professionnelle des écosystèmes reproducteurs marins… ça n’était pas des petits poissons québécois pure souche !! Ca serait plutôt de l’importation japonaise…

Alors pourquoi la ville de Montréal persiste chaque année à réalimenter en poissons à futures sushis le lac des Castors (les temps sont durs pour les poissons japonais !). Pour la petite histoire, le lac était tellement peu vivable, qu’un poisson s’est suicidé en sautant sur le rebord, mort d’étouffement après une longue maladie, perdu dans les eaux glacées et polluées du lac…

Une dernière information qui n’a rien à voir avec les poissons… quoique, il y avait aussi un beau banc de poissons là-bas, mais d’un tout autre genre… n’allez jamais, aux Foufs le jeudi soir. Non ceci n’est pas un message codé, petits français, cherchez bien et vous trouverez la signification profonde de cette phrase… les québécois me comprennent, puisque j’avais plus ou moins été prévenue que jeudi soir, ça n’était pas le bon soir ! Par contre, c’est bon, vous pouvez aller au Saphir le vendredi !

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