9 nov. 2013

Ponctuation à l’Escogriffe

Dans le cadre du Coup de cœur francophone, on fait des découvertes live très intéressantes. Car parfois, pour avoir une révélation, il faut sentir ses oreilles saigner un peu, pour pouvoir se mériter d’un : « piouf, c’est vraiment pas si mal au final ». Ponctuation est de ces groupes à l’énergie décapante qui doivent se vivre en live, et encore mieux dans le bas plafond et les corps collés serrés de l’Esco, cette petite salle aux allures underground où tu es à peu près sur de devoir répéter trois fois le nom de ton drink aux serveurs pour qu’ils comprennent. En fait, je pense qu’ils sont désormais sourds et ne fond que lire sur les lèvres.
Dommage pour eux dans ce cas, ils n’auront pas pu gouter aux joies des guitares saturées des frères Chiasson (Maxime et Guillaume de leurs petits prénoms), dans un style qu’on pourrait qualifier de rock garage échevelé et transcontinental. Ça fait beaucoup, mais ce n’est jamais assez. Même si les paroles métronomiques sont difficilement captables, on entend par-ci par-là des brides de mots qui font mouche. J’ai toujours dit que l’intensité sonore était parfois là pour masquer un manque de finesse et d’assurance, pour essayer de noyer le poisson dans l’eau, mais dans le cas de Ponctuation, le dosage est excellent, à la virgule près sans faire de mauvais jeu de mots. Vous pourrez d’ailleurs les retrouver dans la programmation officielle de M pour Montréal qui s’en vient du 20 au 23 novembre prochain, gage que l’avenir leur réserve de bonnes choses.

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