6 nov. 2013

Mark Berube : Russian Dolls

Qui ne connait pas les poupées russes, ces figurines en bois qui s’emboitent les unes dans les autres, aux couleurs chatoyantes et aux traits naïfs. Voilà donc un excellent titre d’album pour l’auteur-compositeur interprète Mark Berube qui, avec sa comparse violoncelliste Kristina Koropecki, nous propose un voyage bien particulier, éclaté et vibrant, avec comme carte routière pour s’orienter sa voix ronde et claire qui porte en pointillés chacune des chansons de cet album.

Voilà maintenant une dizaine d’années que Mark Berube distille sa folk mâtinée de diverses influences (jazz, de pop, électro) et soutenue le plus souvent par des cordes. Le genre d’artiste connu/pas connu qui donne sur chaque album une vision très personnelle de sa musique, aux arrangements raffinés, aux bonnes mélodies. C’est en quelque sorte le bon élève, celui qui fait du bon travail et à qui on donne les bons points. Si à la première écoute, tout semble facile et parfois décousu, il faut se plonger dans l’univers de chaque chanson pour en retirer sa substantifique moelle. Car la magie de cet album tient également dans le son qui le maintient : un enregistrement technique qui lui donne du relief, avec au commande Jace Lasek (The Besnard Lake) dans le grand bateau du Breakglass studio. 

Si on saute d’une atmosphère à l’autre, c’est tout de même toujours sous le même ciel que l’on se retrouve, tantôt sous un soleil brillant (The Good, the Bad and the Photograph), à la veille d’un orage (Carnival), sous un ciel étoilé (Oak Tree) ou encore trempé de pluie (Mississipi Prom). Le genre d’album qui s’écoute en boucle sans s’en rendre compte, que l’on peut oublier dans sa play-list mais redécouvrir encore et encore au fil des années, en donnant cette impression de déjà vu à la fois rassurant et mystérieux.

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