8 nov. 2013

Lancement Coup de cœur francophone : Les Soeurs Boulay

Chaque année depuis maintenant plus d’un quart de siècle (si, si !), début novembre voit poindre par le bout de son nez qui commence à couler par le rhume ou la grippe, le fameux Coup de cœur francophone, sorte de photographie des groupes francophones du moment à ne pas rater. À la fois rétrospective mais aussi tourné vers des têtes plus nouvelles, CCF propose une programmation solide pour qui voudrait connaître l’abécédaire des groupes francophones qui pognent. Normal alors que pour son lancement, les Sœurs Boulay, dont le raz-de-marée a réussi à donner des petites larmes à tout un chacun qui écoute leur album, soient les heureuses élues pour chauffer le Club Soda pour ce lancement.

Assister à un spectacle des Sœurs Boulay, c’est un peu comme aller voir un Feel good movie ou une comédie romantique : on sait qu’il va y avoir de l’amour, des longs dialogues emprunts de folie, des tragédies, des pleurs, des joies et des drames, mais que tout ça va bien finir, par un happy end poignant avec pop corn coincé dans les dents. Il faut dire que le poids de leurs confettis (titre de leur premier album) prend toute son apesanteur en live. Oui, comme au cinéma, il y a des films qui sont mieux sur grand écran dans un siège confortable avec des lunettes 3D que tout croche dans le lit sur un lap-top pas du tout HD.
Étoffées de Laurence Lafond-Beaulne (trombone, claviers, mélodica) et Gabriel Gratton (basse, guitare, percussions, mélodica), Stéphanie (la blonde) et Mélanie-Milou (la brune) Boulay ont essayé de nous convaincre tout le long du show qu’elles étaient wild. Difficile à croire, mais ce qui est sûr c’est qu’elles ont le sens de la répartie tant verbale que musicale. Le quatuor a quelque chose de complémentaire et fusionnelle, le décor et la mise en scène fonctionnent tant et si bien qu’on ne s’aperçoit pas de toutes les subtilités du spectacle, qui a l’air d’être bien rodé, avec toujours ces petites touches d’imprévus qui font leur charme. Alors, si parfois on voudrait voir sortir musicalement le vrai côté wild des sœurs, qu’un peu de poivre fort soit ajouté dans le bocal pour éternuer tout ça, on ne peut que saluer la performance en se disant que la route est encore longue pour aller plus loin et se perdre dans des sentiers moins pavés de bonnes intentions.

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