19 oct. 2012

Lescop

Impossible de passer à côté du français Lescop ce début de semaine à Montréal. Présent pour une seule date à la SAT dans le cadre du festival Ooh LaL.A. (avec Tomorrow’s World le projet d’une moitié de Air, Housse de Racket et les anglais de Citizens!), on a senti comme un effet de bouche à oreilles grandissant, tendance «  le truc du moment à écouter » ! Lescop fait dans la pop plus du côté de Joy Division ou Cure que des Beatles. Un garçon estampillé années 80 qui prend garde à ses textes.

Avec un premier EP La Forêt (également titre du single actuellement en onde) sorti au printemps, Lescop avait déjà créé une belle surprise. Une suite en version longue qui se confirme avec son album éponyme où se succèdent des titres lumineusement sombres ou sombrement lumineux : comprenez que Mathieu n’aime pas la dichotomie et se fait un plaisir de mettre toute sorte de nuance dans sa musique. Ces chansons très imagées nous plongent dans des univers cinématographiques ou rêveurs. Avec sa voix grave et posée, le chanteur sait faire passer des émotions tout en finesse.

C’est en collaboration avec John Hostile du duo John et Jehn et le guitariste Gaël Étienne que ce petit bijou pop-électro-dark est né. Signé sous un label créé pour l’occasion (Pop Noire), il est vite devenu le chouchou de la « relève » des Daho et autre Taxi Girl. La critique est d’ailleurs dithyrambique à son sujet, ce qui n’a pas l’air d’étonner ce dernier, qui d’humeur chafouine par trop peu de sommeil, mais de manière sincère et agréable a répondu à mes questions au bar de la SAT. Une entrevue, ponctuée des photos de Toma Iczkovitz (alias M’sieur Zen), à retrouver prochainement sur www.longueurdondes.com

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