3 sept. 2009

Glass Passenger

On est toujours de passage quelque part ou pour quelqu’un : on est en constamment en transit et en mouvement. Etre passager, se laisser guider et ne pas tout à fait connaître sa destination, c’est exquis.



C’est exactement ce que nous propose le groupe Glass Passenger. Attention, il va falloir être patient, car leur album sort officiellement bientôt et leur myspace n’est pas encore tout à fait prêt pour colorer vos oreilles pour la rentrer.
Chiffre magique, avec les 7 chansons de leur premier album, on appréhende l’univers musical mélodique et mélodieux de ces deux artistes (Rachelle Mantha et Dave K) qui nous transportent par beaucoup de richesse : les instruments, l’orchestration, les airs qui trottent dans la tête. Une seule écoute suffit à vous laisser séduire. Influence folk et jazzy, les Glass Passenger ont su créer leur propre île paradisiaque ou vous aussi vous rêverez faire un passage. On apprécie tout particulièrement la voix de Dave, le genre de voix qu’on oublie pas, avec un timbre un peu râpeux, venu des profondeurs.

Mais Glass Passenger, c’est aussi une histoire de groupe, d’amitié et de collectif de musiciens talentueux qui ont accompagnés la naissance de cet opus par petits touches personnelles pour en faire un ensemble harmonieux, que ce soit avec les cordes, le banjo, les cuivres ou la batterie. Et la cerise sur le gâteau, une petite pause instrumentale, comme une rêverie au milieu d’une journée nuageuse : Last Waltz, composée par David Deo.


Petit tour du monde en 7 étapes :
Duck and cover : sur fond d’harmonica et de solo de cuivre, cette balade un peu violente nous amène dans le fond de notre cœur et de notre corps. On se laisse bercer par le rythme répétitif comme le bruit du train qui passe.
Grave Road : avec son petit côté folk orchestral, on a le sourire au coin de la bouge, le pied qui tape, et on boit les paroles comme des larmes salées.
Oracles and Preachers : que nous prédit cette chanson : une douceur des deux voix mélangées, un clavier qui sonne vieux, un métronome oublié.
Love Me Anyway : un retour de soirée, une chute prévue ou aléatoire, un violon violent, un piano envolé, et une phrase à glisser au creux de l’oreille d’un amant : I hate myself tonight, take me home.
Last Waltz : un instrumental magique, avec petites cloches sonnantes et trébuchantes, un air de noël en plein rentrée.
Company Tale : un côté Bob Dylan, comme une histoire revendiquée, comme un engagement refusé, un cri déchirant soigné par un violon lyrique.
So Long : comme un point de suspension au voyage, un signe de la main qui veut dire aurevoir ou peut-être adieu.

Pour ma part, j’ai déjà choisi ma prochaine destination !

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