21 janv. 2014

Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra

Vous ne rêvez pas, ou plus oui, Silver Mt Zion vient de sortir un nouvel album au titre évocateur : Fuck Off Get Free We Pour Light on Everything, c’est sans doute pour cela qu’on le trouve en streaming un peu partout sur les internets… C’est en format quintet collé/serré que revient le légendaire groupe, avec à sa barre pour naviguer dans les flots tempétueux des paroles le grand Efrim Menuk (également guitare et piano), accompagné de Thierry Amar (contrebasse, basse, voix), de David Payant (batterie, percussion, orgue, voix), de Sophie Trudeau et Jessica Moss (violon, voix). Je ferais presque ici mon coming out en déclarant que je préfère Silver Mt Zion à Godspeed (les deux groupes étant intimement liés bien qu’ayant chacun leur individualité). Si vous avez lu ma précédente chronique, imaginez ma dévotion à ce nouvel album.

Il ne faudra que quelques secondes à votre écoute pour vous convaincre que cet album est indispensable à votre playlist 2014 : « We live on an island called Montreal, and we make a lot of noise… because we love each others » la vérité sort de la bouche des enfants… C’est par ses mots que commence cet album. La suite n’est qu’un enchainement musical passant du hardcore, au blues, au garage ou encore au dark metal avec des effets japonisans. Si le mot intensité devait avoir une définition, on ne serait pas loin de celle de la musique de SMZ. Plus que cela même, on sent une certaine tension et beaucoup de désillusions dans les textes d’Efrim Menuk, homme de grandes revendications. On se retrouve donc en plein critique de la société, où les brasiers sont allumés et où tout semble vouloir prendre feu. Le tableau dépeint ici est certainement inquiétant, mais la puissance sonore lui donne une force capable d’espoir et de résilience. Une chose est sûre, SMZ est loin de baisser les bras face aux échecs de la société, et cela prend des courageux comme eux qui osent autant dans les avenues musicales plus arides que dans les textes plus crus. À l’image de la pochette, nous sommes éblouis parfois par trop de flashs qui masquent la réalité pure.

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