16 août 2013

Monogrenade au Studio ARTV

Et oui, c’est déjà la fin des sessions ARTV et Bonsound. Après avoir vu défiler Philippe B, Groenland ou encore Oothèque, c’était au tour de Monogrenade de clôturer en beauté la saison estivale. Il y avait donc comme une odeur de rentrée, le temps de se dire qu’il faut se remettre au travail, que septembre n’attend pas, que l’air devient plus frais et que les braises du bbq ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir. C’est avec grand plaisir qu’on a retrouvé la formation montréalaise, absente depuis quelques temps des scènes pour cause d’édification d’album : je dis édifier, car dans leur cas, il s’agit d’une véritable architecture sonore vertigineuse qui nous entraine dans une émouvante chute
Le groupe en a profité pour nous gratifier de quelques-unes de ses nouvelles chansons, à paraitre sur le prochain album dont la sortie est prévue en janvier, beau cadeau d’étrennes pour 2014 ! Alors que retenir de la nouvelle mouture de Monogrenade : qu’elle est égale à elle-même, on retrouve toujours la touch bien sentie de Jean-Michel Pigeon, avec notamment ces longs ponts instrumentaux progressifs qui finissent en explosion. Mais on découvre aussi de la nouveauté, avec ce qui semble être un son électro un peu moins sombre qu’auparavant, plus assumé, avec parfois un petit vent d’année 80 dans les voiles. Le trio de cordes n’est pas en reste non plus, avec des arrangements tout en envolées qui laissent parfois place à une certaine part d’improvisation. Le tout est toujours solidement enraciné par le duo basse/batterie percutant, encadrant la structure sonore.

Alors oui, j’ai encore frissonné, surtout lors de la pièce Le fantôme, que j’imaginais bien arrangée pour orchestre symphonique. Car il est vrai que dans sa forme, Monogrenade emprunte beaucoup au classique, ce qui nous permet de fermer les yeux et de nous évader dans un labyrinthe de sons ou les issues nous transportent tantôt vers des portes ouvertes avec une facilité déconcertante, tantôt contre un mur où l’apprentissage sera plus ardu. Une musique inspirante, onirique, un peu comme un tableau de Dalí dans lequel on s’apercevrait que le plus important, c’est l’ombre dans le fond, car c’est elle qui nous fait réfléchir.

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