29 févr. 2012

Francouvertes – Acte 4 : 28 février

Ça y est, avec cette quatrième soirée des Francouvertes, on a droit aux exclus, ceux qui ne feront pas partie des demi-finales et qui resteront sur leur fin à la suite de leur réjouissante préliminaire. Heureusement, les Francouvertes, c’est juste un concours, pas un jeu vidéo. On se console, on se dit qu’on a entendu le meilleur comme le pas pire et que d’ici à fin mars, tout reste à venir. Spéciale année (bis)sex(tile), qui fait qu’hier soir, des gars cute montaient sur scène pour emballer les furies des premiers rangs. Ça a crié méchamment. Beaucoup de bruit pour… pas que du bon, mais du pas mal non plus !
Hans Heinrich
Passer en premier aux Francouvertes a des avantages : tu peux profiter du show après en t’enfilant des pintes de bière à 6,50$ soit 1) parce que t’es heureux ou 2) parce que t’as raté ton entrée. Hans Heinrich a du beaucoup boire, je vous laisse en choisir la raison. Petit indice, il n’est pas au classement des neufs « élus ». De la nervosité, un chant pas trop juste, un je ne sais quoi d’un peu croche, reste que l’électricité était là et que l’effort aussi. Puis j’admire toujours les garçons qui sont capables de gratouiller leur guitare en même temps que de souffler dans un harmonica, quelque chose que la coordination bancale de mes membres m’empêcherait de faire.

 
Il y a de l’exigence dans l’air. Gustafson a joué avec les problèmes techniques sur une de leur toune, pas la meilleure : ça nous a cafouillé des reprises et mis en vente un clavier à moins de 100 dollars. Mais, comme j’aime aussi la maladresse, ça passe. Le chanteur est français, oui, de la France, ce qui pouvait donner une teinte à la Bonjour Brumaire par temps de brouillard. En oscillant entre un univers de chansons à texte et un rock plus puissant, Gustafson a tricoté des mailles ambitieuses, en perte de repères parfois. Il aura fallu attendre le final pour enfin tirer sur le bon fil de laine et comprendre toute l’essence du sent bon de Gustafson : une odeur qu’on voudrait voir dans d’autres fonds de bars pour continuer à en apprécier la sincérité.

 
Pour clôturer comme un fou cette soirée, le Mehdi Cayenne Club a eu l’énergie d’un shakeur en position mixage intensif de fruits rouges. Ça brasse, ça s’agite et on aime les petits pépins tout écrasés. Sous des allures sages tout de noir vêtu, Mehdi est en faite une véritable mitraillette de mots, de mimiques aussi, un carambolage à sens unique. Accompagné de musiciens excellant dans la coupe de cheveux aussi bien que dans leurs instruments, Mehdi ne fait pas partie des neufs « merveilles » (??!!) du classement final. Bref, ça a le goût du smoothie, ça a la texture de smoothie et ça te donne l’énergie du smoothie. Pour preuve, j’ai mis 11 minutes à pied du Lion d’or à la station Sherbrooke.


Et le classement, il dit quoi ?
1- Les soeurs Boulay 2- Simon Kingsbury 3- Francis Faubert 4- Gustafson 5- Antoine Corriveau 6- Sarah Toussaint-Léveillé 7- Pandaléon 8- Mauves 9- Benoit Morier

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