27 mai 2009

Patrick Watson ou les bal(l)ades enchantées...

Vous voyez les films de Tim Burton, cette ambiance bien particulière, un peu onirique, un peu réel, un peu coloré et un peu noir et blanc. Et bien Patrick Watson, c’est comme une musique de film avec bruitages intégrés. C’est planant mais rythmé. Le genre de musique qui peut s’écouter au petit matin un dimanche, en rentrant d’une folle soirée, mais aussi en parcourant la ville, à la recherche d’un peu de paix intérieure.


On est dans le bijou et le haut de gamme de la musique : Patrick Watson a quand même reçu le prix prestigieux Polaris en 2007 pour son précédent album Close to Paradise, juste devant... Arcade Fire et Feist. Pas mal !

Chez Patrick Watson, vous trouverez des violons volants, de pianos déchaînés inspirés par Satie, une voix reconnaissable les yeux fermés : ronde et intrigante, et surtout des percussions dont on ne sait d’où elles proviennent (casserole, roue de vélo, bouteille...). La beauté de cette musique, c’est encore et toujours l’orchestration faîte pour chaque morceau : une symphonie entraînante et majestueuse.

Wooden arms, c’est comme être en pleine nature et se fondre dans l’atmosphère de la forêt, avec ces petits bruits bizarres qui font peur et qui aiguisent les sens. Chaque morceau est une histoire, un peu comme dans Pierre et le Loup de Prokofiev, où tous les instruments sont personnifiés. De belles bal(l)ades, des paroles qui coulent comme de l’eau, des chœurs dans le vent. On se dit qu’ils sont doués, les Patrick Watson d’avoir (ré)inventé un style sacré réservé aux grands.

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