5 mai 2014

Connan Mockasin au cabaret du Mile End

Quand un gars comme Connan Mockasin débarque à Montréal, qui plus est au Cabaret du Mile End, il n'y a plus qu'une seule chose à faire : courir l'écouter et comprendre enfin la notion si hallucinante du psychédélisme. Le musicien néo-zélandais était bien entouré et avait fait appel à son ami Kirin J Callinan, sorte de grand échalas à la coupe Longueuil, pour ouvrir le bal. Je dis le bal, car dans ce cas précis, on est amené à se déhancher voire à danser, happé par la musique et les délires hallucinatoires qui semblent se dérouler sous nos yeux.

L'entrée en matière de Kirin J Callinan est très éclectique : vacillant entre musique anti-mélodique stridante à effet de guitare lacérée, punk rock ou pièces up tempo dignent de la musique industrielle allemande, la richesse et la variété de cet artiste sont aussi brillante que le personne en lui même. À force de se dévêtir, il finira torse nu et en caleçon à la fin de la soirée ! 

Arrive enfin la joyeuse troupe de Connan Mockasin qui nous plonge dans une musique planante érotisante digne de la meilleure bande son des films pour adultes des années 1980. Et tout d'un coup c'est comme si on se retrouvait dans son salon, bien plein le salon, et qu'on pouvait tous monter sur scène (à condition d'enlever le haut de ses vêtements) et que Connan nous susurrait des bêtises, qu'on était même très convainquant à faire le chat ou le dauphin, que le party prenait au milieu de la foule, assise pas si sagement. Un moment de célébration et de communication rare en musique. Si le personnage et le décorum sont mis de l'avant, il ne faut pas oublier la qualité de cette musique qui se veut des bonbons à danser, à rêver, un anti-dépresseur à la grisaille ambiante. Comme c'est rafraichissant de voir un génie en action !

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