11 mai 2014

Émilie Cornut

Il y a parfois des rendez-vous manqués dont on se mord les doigts. Tout était pourtant bien marqué à l'agenda, depuis longtemps même, mais il semblerait que mon cerveau fatigué en ce moment est fait de la résistance : c'était donc hier soir samedi que la charmante Émilie Cornut jouait à la Place des arts, dans la salle Claude-Leveillé... et non pas ce soir ! Même si je l'ai laissée s'échapper en live, vous aurez la chance de pouvoir vous rattraper avec les trois pièces présentes sur son bandcamp

Mélange d'électro-chanson-pop, Émilie Cornut est de ses artistes qui semblent discrets mais dont la force des compositions et l'arme des mots nous donnent de l'engrais pour notre jardin musical. De sa voix fragile pointant vers les notes aiguës, cette pianiste classique est assez agile pour nous emmener dans ses petites histoires d'amour, avec sensibilité et audace. C'est une sorte de femme-orchestre qui aime à s'entourer de "robots" donnant à ses mélodies bien construites des arrangements éthérés qui apportent une dimension nouvelle à la trame. Qu'elle soit entourée de ses machines (Fille au corsage) ou bien avec un en duo piano / accordéon (Les Matins Lents), où tout simplement avec son piano (le sublime À bout de souffle), Émilie enchante et amène un peu de douceur crue dans notre monde si abrupte.


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