13 déc. 2013

Erik Lind & the Orchard

Un jeudi soir parmi tant d’autres, et c’est encore à la fameuse Casa del Popolo que mes pas me portent. La Casa si petite, si… bruyante aussi. On ne peut pas dire que ce soit la place la plus tranquille pour tenter d’écouter religieusement un groupe. Qu’à cela ne tienne, ça n’empêche pas de faire de belles découvertes (ou parfois étranges aussi). Erik Lind et son verger ont donc foulé les planches noires usées de la petite scène, sans prétention, avec générosité et… un nouveau claviériste !
Erik Lind & the Orchard est de ses groupes comme on en entend beaucoup sur la scène locale : un mélange de pop-folk-rock indie, toujours facile à écouter, belles mélodies en tête, musiciens expérimentés, ambiance joviale, humilité et plaisir de jouer. Tout cela est palpable donc difficile de passer un mauvais moment en leur compagnie. Comme je dis souvent, c’est peut-être simple mais… il fallait y penser. Faire de la musique qui naturellement coule dans les oreilles sans froisser, mais qui donne le goût de réécouter en boucles le tout, sans se rendre compte que le compteur, justement, indique que cela fait 38 fois que vous écoutez les six titres du EP Great White North. Ce dernier est un véritable petit bijou, et à l’image de la pochette, Erik Lind & the Orchard a plus à offrir que la partie émergée de l’iceberg. Le côté parfois sombre des paroles et toujours relevé par une musique plus « up la vie » mais attention, tout n’est pas noir ou blanc, il y a beaucoup de nuances et de zones de gris. On appréciera aussi l’harmonie des voix d’Erik et de Lisa Dee Perusse (qui a la guitare basse la plus immense que je n’ai jamais vu ! Une six cordes !). Vous voulez faire un doux cadeau de Noël à un ami, parlez-lui du groupe, on aurait juste envie que la bonne nouvelle se répande comme une trainée de flocons blancs !


Crédit photo : Emma Géraud

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