9 janv. 2010

Caravan Palace


Premier concert de l’année. Il fallait bien commencer par quelque chose qui nous réveille, nous émoustille, nous sorte de nos fêtes de Noël où l’on s’est empâté, où l’alcool et la dinde aux marrons ont fini par nous achever, et où la gueule de bois de début janvier nous a gelé.





Parmi la (trop) longue liste de bonnes résolutions 2010 (l’année des délices), je m’étais notée vers la 12ème ligne, coincé entre : « manger des épinards » et « adopter un bixi », de continuer ma série de concerts divers (et d’hiver) et très variés.

On commence donc cette année par Caravan Palace à l’Astral, salle récente à Montréal, jeune et jolie, à l’acoustique intéressante et aux coupures de courant intempestives. Caravan Palace, groupe français, est un mélange dynamité d’électro et de jazz manouche, tinté de swing. Ça c’est pour la version « wikipédia » classique et pour que vous vous fassiez une idée du style de musique dont on parle ici. Dans la réalité, c’est un mélange noir/blanc, sucré/salé, Daft Punk/Django Reinhardt, 2008/1923, électronique/acoustique chaud, boisé saupoudré de cuivre. Le tout mené par une Betty Boot à la classe renversante qui se déplace sur scène avec la même aisance avec laquelle elle improvise : légèreté, rythme et choc.

C’était plus qu’un concert, c’était une représentation scénique musicale et dansante, vibrante et animée. Je mets au défi quiconque de rester de marbre, sans bouger le moindre centimètre carré de son corps devant un tel spectacle. Tout le monde, même le petit monsieur un peu timide qui ne sait pas pourquoi il a acheté sa place et qui sirote son vieux whiskey dans son coin, a remué les hanches, les bras, les mains…une petite marée humaine sautante et chaleureuse.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Caravan Palace et qui nous feraient une petite déprime post-vacancière, faîtes-vous quelques intraveineuses de leur album éponyme, ça vous changera des chants de Noël serinés dans vos oreilles depuis novembre !

http://www.myspace.com/caravanpalace

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