13 juil. 2009

What the weather !

On est le 13 juillet, et en pleine après-midi, ça n’est pas des glaces à l’eau citronnée imbibées de vodka (quoique, avec notre nouveau joujou pour faire des glaces, ça donne aussi envie) dont j’ai envie mais… de crêpes.



Il faut dire que Montréal s’est recouverte d’un jolie pull marin rayé blanc et bleu, d’un ciré jaune et de bottes en plastique très saillantes : je veux parler d’un temps made in Bretagne pure souche.
On a droit aux températures oscillantes, à la pluie battante ou caressante, aux éclairs graphiques, aux flaques flouc flouc, aux rayons du soleil timides qui justifient quand même l’achat d’une superbe paire de Ray Ban « aviateur »… mais où est passé l’été et ses températures aux allures douces et au ressenti chaud, son petit vent léger qui soulève les feuilles des arbres, ses nuits étoilées où fondent les nuages.

Dans ma pâte à crêpes j’y ai mis du rhum pour aromatiser le goût et un peu la vie et surtout j’ai fait du caramel au beurre salé, pour rajouter une dose de sucre, élément essentiel pour faire revenir le beau temps. Non mais franchement, vous y croyez des crêpes un 13 juillet, au 7108 rue Drolet !

Et si le temps se détraque c’est peut-être pour dire à tout le monde qu’il est temps de prendre le temps au pied de la lettre et d’arrêter de ne faire que s’inquiéter pour finir par agir. Je ne suis ni rien ni personne pour donner des leçons d’écologie à la petite semaine, j’agis en petits moyens et pourrais faire bien plus, mais quand le temps m’indique qu’il va mal, alors il me semble que je vais un peu mal moi aussi.

Je regarde à travers ma fenêtre et je vois le jardin, habillé de plantes sauvages qu’on essaie de ne pas arracher, de quelques plants de tomates et d’herbes aromatiques, d’un compost…la vie non contrôlée est encore possible dans des petits coins de Montréal, et je suis contente que mon jardin porte cette vie là. La pluie aura au moins fait pousser un parterre de trèfles verts qui fait comme un tapis doux où l’on peut marcher pieds nus et avoir la chance de se retrouver avec un trèfle quatre feuilles coincé entre les orteils.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire