30 juil. 2009

Le SO(S) du Salon Officiel

Version officiel dite version lieu d’ambiance
Le Salon Officiel est un bar de Montréal où les soirées se suivent et ne se ressemblent pas, avec des ambiances musicales différentes, une population différente chaque soir, des consos à des prix correctes, pas de cover pour rentrer. Un petit bar à ambiance où on est toujours sûr de s’amuser, de danser, de rencontrer du monde tendance. « Tu vas où ce soir ? » : « au Salon Officiel ». Donnez cette réponse à n’importe qui vous posera la question, vous aurez toujours l’air « in ». Avec cette définition, je pense être prête pour rédiger le petit Montréal branché et illustré pour français dépressifs.


Version officieuse dite version « hipster »
Le Salon Officiel est un bar de Montréal qui n’a rien d’un salon et rien d’officiel. Tout ici est peut-être même officieux. Fréquenter un bar, c’est un peu comme fréquenter une personne. Plus on la voit, plus on apprend à la connaître et l’on perçoit ses qualités et aussi ses défauts.
J’aime le Salon Officiel physiquement, pour le lieu et surtout la musique (les Jeudis on the Rocks sont mythiques pour ça). Quand vous fréquentez une personne, vous n’appréciez pas forcément ses amis ou sa famille, où parfois vous ne vous faîtes pas accepter d’elle. Le Salon Officiel du jeudi soir c’est comme une grande famille, avec ses codes et ses sous/sur entendus. Je ne peux pas le nier, il y a un style « Salon officiel » et pour certaines personnes présentes là-bas, si vous n’avez pas un art à votre arc, vous pouvez vous sentir comme une larve qui n’est pas encore devenu papillon. N’est pas hipster qui veut, c’est quelque chose qui se travaille peu pour se voir beaucoup.

Version personnelle dite version émotive

Le Salon Officiel est un bar de Montréal où je me sens bien même si parfois je n’y trouve pas ma place. C’est dans ces moments-là qu’il faut composer avec son personnage sociale et passer outre le regard des autres pour finalement arriver à être soi-même dans un milieu qu’on ne trouve pas naturel. Et là, je me sens comme seule en mer, à lancer des sos qui n'atteignent personne. Qui va sauver mon âme ?

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