24 mars 2009

Appel à projet : Ouvre moi ton frigo, je te dirais qui tu es !

On l’ouvre, on le ferme, on le remplit, on le vide, on le claque, on écrit des petits mots dessus, on l’abîme, on le nettoie parfois, on l’aime et on le déteste. Il trône en maître dans notre cuisine, et sans lui, on a l’impression qu’on ne serait rien car il nourrit nos journées…



Le frigo est un reflet de nous même, de nos habitudes alimentaires, de nos goûts, de nos délices et de nos délits. C’est notre corps froid branché sur secteur.


Ouvre moi ton frigo, je te dirais qui tu es ! est un projet « socio-photographique » né entre Stéphanie Toselli, photographe, et Yolaine Maudet, rêveuse-concrétiseuse. L’idée est de réaliser une « cartographie » des frigos montréalais. Quel est le quartier le plus végé de Montréal ? Qui de l’Est ou de l’Ouest consomme le plus de produits organiques ? Qui mangent le plus de légumes ? Combien d’entre vous ont des aliments périmés dans leur frigo ?

Ouvre moi ton frigo, je te dirais qui tu es ! fera l’objet d’une exposition en mai prochain. D’ici là, on a besoin de vous tous, et surtout de vos frigos.

Si vous êtes intéressés pour faire partie du projet, manifestez-vous ! Une seule règle : laissez votre frigo au naturel (pas la peine de le nettoyer et de mettre que du beau bio dedans, ça fausserait l’étude). On se déplace jusqu’à votre place pour prendre en photo votre frigo, votre porte d’entrée et vous-même. On liste également les aliments présents dans l‘antre de votre frigo

N’hésitez pas à faire suivre ce projet à vos amis !
Pour nous contacter
ouvremoitonfrigo@yahoo.ca
et le blog http://ouvremoitonfrigo.eklablog.com/

Stéphanie Toselli -
http://blog.ervibisme-media.ch/
Yolaine Maudet -
http://ninebubblesinthesky.blogspot.com

20 mars 2009

J’ai rêvé la patère rose !


Vous arrive-t-il parfois de faire des rêves où rien n’a de sens, où tout vous échappe ? Presque comme éveillé, vous êtes spectateur de vous-même et l’action qui se déroule sous vos yeux vous parait tellement réelle et en même temps insaisissable.

Hier soir, j’étais dans un rêve, un peu comme quand Alice passe de l’autre côté du miroir. Il y avait vraiment un quelque chose d’onirique : le décor « ampoulé » comme des bulles de savon, la musique acidulée comme des bonbons, et les musiciens comme des trèfles à quatre feuilles perdus au milieu d’une prairie. La patère rose aurait inventé un nouveau son : la sweet électro-pop aïgue.

Je n’ai même pas à vous convaincre que ceux-là planent dans les hautes sphères aussi satellisées que la boule à facette qui brillait au National hier soir. Il vous suffirait d’écouter avec vos yeux et de voir avec vos oreilles pour comprendre.

Ma seule frustration aurait été de voir les cordes s’emballer un peu plus et prendre l’espace à la mesure de leur hommage : un clin d’œil entre-aperçu c’est charmant, une œillade c’est encore plus excitant.

La plus belle phrase de la soirée, glissée dans les paroles de Fanny : je t’aime pour longtemps. C’est une belle preuve d’amour que de dire qu’on aime pour longtemps et qu’on aime pas pour toujours. Toujours c’est excessif, longtemps c’est expressif.

2009 à trois mois, et c’est déjà le printemps, et moi je pense que la patère rose est mon album coup de cœur 2009 et que je vais l’aimer pour longtemps.


Désolée, j'ai pas le crédit photo...

17 mars 2009

Dialecte : un coup en plein cœur



Les Francouvertes d’hier soir nous auront offert un très bon show. Je m’arrête ici pour saluer le public québécois, qui dans cette salle aux allures cosy (on se croirait au milieu d’une boite de bonbons de noël, avec de gros rubans rouges et du papier doré) est vraiment exceptionnel d’interactivité et de connexions avec la scène. Ils crient, ils applaudissent, ils chantent, ils bougent aussi, ça n’est pas loin d’être la meilleure audience que j’ai rencontré.





Dialecte, c’est donc le nom compact de ce groupe composé de cinq garçons qui méritent vraiment qu’on s’y attarde. On pourrait dire qu’il expérimente un style nouveau, emprunte de rythmes et de poésie. Les paroles sont vraiment au centre autant par leur sens que le phrasé et le débit qui s’en vient. La musique prend du jazz, du rock, et ressemble à un BO d’un film mélancolique qui se terminerait en tragédie romantique… sans doute pour ça que le chanteur/conteur s’appelle Jolicoeur.



Après les couleurs de l’automne (Francis d’Octobre demeure mon premier choix) viendrait le souffle brisant de l’hiver. Dieu qu’ils sont dialectalement doués ! Impétueuse jeunesse, si tu commences à faire des vagues maintenant, c’est un raz de marré qui t’attend bientôt quelque part.

www.myspace.com/dialecte
Photos by
Stéphanie Toselli

15 mars 2009

Misteur Valaire a valeur de mystère...

J’ai les pieds qui collent, la tête ébouriffée, les oreilles à la verticale, les yeux en kaléidoscope et la bouche asséchée. Voilà ce qui se passe quand on vit en live un show de Misteur Valaire : finalement c’était une bonne partie de jambes en l’air… musicale.

Ils sont 5, chiffre prémédité peut-être, comme pour les 5 doigts de la main : on pourrait presque faire un jeu à savoir qui représente le pouce (Luis), l’annulaire (France), le majeur (To), l’index (DRouin) et le petit doigt (Jules)… moi ça me vient comme ça, mais eux vous confirmeront qu’il en faut de la coordination entre les extensions d’un même membre pour pouvoir en sortir le meilleur.

Pour l’occasion, des vieilles télés ont été ressuscitées et recyclées en écrans brillants d’images. Les références visuelles s’accrochent aux tounes et nous emportent dans un imaginaire exalté par la musique. Dans ce décor électronique, l’humain a pourtant toute la maîtrise de ses instruments qu’ils soient reliés ou non à un courant électrique (merci les cuivres !). Le métissage sonore est un régal et la foule ne s’est pas faîte prier pour vibrer. C’est comme d’avoir trop couru, vous entendez battre votre cœur jusque dans les poils de vos bras qui se hérissent. Ça n’arrive pas souvent ces petits frissons de chaleur, mais lorsqu’ils sont là, on voudrait qu’ils durent toujours.

La salle se vide et mes oreilles avec, le Club Soda m’a encore offert un cocktail (d)étonnant. Quand je remonte sur St Laurent, j’ai plus les mots pour cette musique et je me dis : qu’elle va être dure ma critique... Et pourtant j’aimerais bien faire quelques frustrés qui ce soir là n’ont pas eu les pieds qui collent, la tête ébouriffée, les oreilles à la verticale, les yeux en kaléidoscope et la bouche asséchée. Misteur Valaire... viagra musical ?

Photos by Stéphanie Toselli