6 févr. 2016

Sarah Toussaint-Léveillé : La mort est un jardin sauvage

Il y a des neiges plus salvatrices que d'autre. Ce matin, elles venaient comme un vent de liberté accompagner l'écoute du deuxième album de Sarah Toussaint-Léveillé, poétiquement intitulé La mort est un jardin sauvage, co-réalisé avec Josh Dolgin (aka Socalled). Dix titres botaniques assez incroyables, des fleurs rares aux odeurs singulières.

Aux confluences de la chanson, du folk, de la pop, le tout saupoudré de poussières jazzy, on peut dire que cet album est loin des stéréotypes (trop souvent) entendus ces derniers mois (dernières années ?) au Québec. À la première écoute, c'est comme si tout coulait de source, la voix suave de Sarah emportant des mélodies contenues, ne débordant jamais, mais judicieusement enrobées d'arrangements fins, soignés, propres. Comme si un jardin sauvage en cachait un autre plus tenu, à la française ! À la deuxiéme écoute, cette facilité s'envole pour nous plonger dans les racines, fini les airs, on s'ancre dans les mots, rudes, taquins, à l'intelligence émotionnelle rare. 

Sarah Toussaint-Léveillé réussit ce tour de force de nous rentre relativement addictifs à sa musique. Si le thème de la mort a la présence de quelque chose qui nous quitte, il est un peu partout dans ses mots et ses ambiances. Elle nous surprend par son tempérament, nous conquit par son audace. Arrêtez toute activité, et courez dans le jardin de Sarah, vous y trouverez les quatre saisons se dessinant comme par magie : l'hiver glacial, le printemps rieur, l'été léger et l'automne mélancolique. 

Sarah Toussaint-Léveillé, La mort est un jardin sauvage, Orage, 5 février 2016
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