23 sept. 2011

Arcade Fire, place des Arts

Oui, j’étais là aussi, comme les 75 000 personnes rassemblées en troupeaux joyeux et éthyliques, en ce jeudi 22 septembre, qui restera gravé dans les mémoires autant que sur le gobelet d’eau à l’effigie de ce que l’on peut appeler maintenant un « grand groupe ». Parce qu’un « grand groupe », c’est quand tu n’arrives même pas voir ses membres en tout petit, là-bas, au bout, et que finalement tu te contentes de l’écran géant mal synchronisé. Arcade Fire a proposé un concert dense/danse, de la générosité (on a même eu droit à un sourire semi-décontracté de Win Butler), des paillettes, un auteur haïtien en cravate, une orgie musicale et des ballounes multicolores qui clignotent.


Que dire de plus, sinon qu’on est chanceux d’avoir un concert de cette envergure proposé gratuitement (mais certainement vite rentabilisé grâce aux nombreux commandites d’alcool ou de souliers). C’est dans peu de villes au monde que cela arrive. Et puis, il y a comme une fierté d’avoir un groupe de Montréal, qui de retour à la maison après une tournée internationale et une multitude de prix dans ses bagages, semblent s’éclater sur scène, en offrant tout sourire leurs chansons.

Ça donnait le goût d’être dans la tête de Régine Chassagne pour voir ses neurones s’articuler et valser à la renverse devant une foule de même : enthousiaste, en folie et si nombreuse. 75 000 personnes, imaginez que c’est environ la population de ma ville natale ! Ce concert à certainement fait de l’ombre aux nombreux groupes qui jouaient dans des salles à juste mesure hier soir dans le cadre de Pop Montréal, mais on pourra se rattraper toute la fin de semaine. http://www.popmontreal.com/

On ne revient pas tout à fait indemne d’une telle expérience, il y aura forcément quelque part dans notre mémoire une petite décalcomanie de la soirée, sonore et lumineuse, qui restera longtemps et s’estompera difficilement même en frottant bien. Arcade Fire, 22/09/11.

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