6 nov. 2009

Bar en vain...


Vous connaissez tous mon affection pour le vin, rouge de préférence. Mon seul malheur ici au Québec, c’est que l’alcool soit si cher. La SAQ (Société des Alcools Québécois) a beau mettre de belles pastilles colorées pour faire passer la pilule d’un Bordeaux St Emilion 2008 à 19$, j’avoue que parfois la gorgée me reste de travers.





Reste que pour noyer mon (dés)espoir, je teste souvent des « bars à vin ». Attention à l’appellation, car certains bars utilisent cette notion juste pour dire : on est un bar au design sympa, avec des sièges qu’on croirait dessinés par Stark, un dj branché qui passe de la musique d’ascenseur, où l’on vous propose une dizaine de vins obscurs, sans vraiment savoir ce que l’on vous vend, mais en sachant bien que le tiroir caisse va claquer avec une moyenne de 12$ le verre !!

L’autre soir, j’ai donc savouré avec délectation mon vin canadien (très bon) et surtout l’énorme assiette de charcuterie à s’étrangler toute seule (il y avait bien 10 tranches très, très fines dans la petite assiette rectangulaire) avec ses minis tranches de pain toastées (sans beurre, il ne faudrait pas abuser) et une câpre (pas deux, pas trois, non une toute seule, qui pleurait dans le coin de l’assiette). Mon ami avait lui commander un « cheese burger »… ok, un homme quand ça à faim, vraiment faim, ça à envie d’en avoir un peu dans l’assiette. Même si bien sûr dans ce genre de lieu on s’attend à de la cuisine un peu fine. Comment dire, on a cru voir arriver un amuse-gueule, ce qui nous a pas franchement amusé.

Alors bien sûr, ça fait très française ex-parisienne pingre qui se plaint et comme pour me rattraper je vous dirais que le vin était excellent, la charcuterie très bonne, le cheese burger comprenez que je n’ai pas pu le goûter tellement il était petit. Reste aussi que j’ai apprécié le décor et ses tableaux de personnages historiques un peu warholisés, des toilettes i-tech (avec écran plats et publicité en boucle), un serveur charmant (qui tardait à nous proposer l’addition, rare) un mur tapissé d’étiquette de vin en vrac, assez sympathique et surtout des sièges confortables qui auraient pu être dessinés par Stark.

Reste que le meilleur moment de la soirée pour moi fût la petite marche dans les ruelles du Plateau, bras dessus, bras dessous avec mes amis, en allant retrouver la chaleur du métro et en ce disant qu’on irait bien au Santropol chiller un de ces dimanches.

Chesterfield - 451 rue Rachel Est - http://chesterfieldmtl.com/

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