25 avr. 2010

Chut for Chairs

Cette semaine, c’était reparti pour le marathon des concerts. Et mercredi soir, la Casa del Popolo nous tendait les bras. On est donc venu, on a vu, on a vaincu… le bruit. Car il faut bien le dire, l’agitation, les hormones printanières, la game de hockey et je ne sais quel prétexte encore, tout était bon pour jaser autour d’une bière, d’un gin tonic, ou de toute autre boisson alcoolisée locale.





La Casa del Popolo s’est dotée depuis quelques temps d’une deuxième salle, où se déroulent les concerts. Long bar sur la droite, toilettes à droite en rentrant (important de le savoir) et scène dans le fond. Quelques tables et chaises, un petit coin pour l’ingénieur du son, et hop, l’affaire et dans le sac.

En première partie du groupe Chairs, qui sortait son album premier album (fort bel objet), on retrouvait avec plaisir Glass Passenger, dans une version « light » avec « seulement » quatre musiciens (batterie, guitare, clavier et violoncelle). Toujours aussi en place, la prestation était excellente sauf que… on n’entendait rien du violoncelle, la voix de la claviériste était plus que discrète, bref, l’ingénieur du son devait avoir de la cire dans les oreilles. Je doute que ce soit l’acoustique de la salle, à ce niveau là, mais rajouter à ça les conversations des personnes, on se serait cru dans un hall de gare avec une vague musique qui passait au haut parleur. Mais c’est quoi cette manie de venir à un concert et de jaser plus fort que les musiciens et de leur tourner le dos ! J’étais comme estomaquée. Bien sûr, on n’est pas non plus obligé d’écouter religieusement chaque seconde d’un concert, mais là… Difficile donc, mais le chanteur s’en sort plutôt bien et avec humour. Finalement, c’est peut-être mieux d’avoir peu de public mais qui écoute, qu’une salle en forme de brouhaha qui jase fort.

Arrive enfin les petits gars de Chairs. Sans mauvais jeu de mots, il fallait être bien assis, pour résister à l’envie de hurler au public… de se taire ! J’ai aimé, vraiment aimé. Rien de révolutionnaire dans ce groupe d’anglo. Un très bon jeu technique, mais peut-être une légère retenue sur scène (à moins que ça ne soit mon état de fatigue qui fasse effet). Certaines de leurs pièces sont de véritables petits bijoux tout droits sortis de leur écrin. Un petit côté Bob Dylan percutant un Beatles, un fond de verre des années 70, un clavier excentrique faisant irruption de temps à autre, et toujours ces doubles voix qui donnent un côté encore plus émotionnel et chaleureux à leur chanson. Ma préférée : Two Dimentional, une véritable balade avec tous les bons ingrédients pour vous sentir comme en vacances, étalé dans l’herbe, le vent léger qui souffle sur vos cheveux et le soleil en plein sur le visage. Et si vous avez envie d’avoir un gros « smile » le matin, prenez votre douche en sifflotant Mechanical bones, vous sentirez meilleur et pour longtemps !

http://www.myspace.com/chairstheband
En concert le 5 et 6 mai au Buritoville (miam !) et le 7 juillet retour à la Casa del Popolo

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